28 octobre 2007
Amours et plantations
Mon amie S***** est d’un naturel souriant. Elle est toujours
de bonne humeur, c’est sans doute pour cette raison que beaucoup de gens lui
confient leurs problèmes de cœur.
Moi, qui la connais bien, je sais que son sourire est
souvent noyé dans l’eau de ses yeux.
Aussi, je m’efforce de la voir souvent, ou, à tout le moins
de lui téléphoner régulièrement, elle est tellement fragile…
Il y a quelques semaines, elle me racontait son week-end : ils avaient planté des arbres.
Et moi de m’écrier :
« Quelle belle symbolique ! Planter des arbres ! Tu te rends compte? Quel pari sur l’avenir ! Cet homme t’aime, tu peux en être certaine ! »
Elle avait eu une petite moue crispée, me confiant qu’elle avait essayé de le convaincre de planter un liquidambar.
Cette passion pour les liquidambars lui était venue de sa grand-mère, femme qu’elle adorait. Elle la cite souvent et apparemment son empreinte est restée vivace dans son souvenir. Sa grand-mère, qui était aussi sa marraine, et dont elle porte fièrement le prénom, lui avait offert un liquidambar afin qu’il soit planté dans sa maison. Son ex-mari, ayant trouvé l’arbre à son goût, l’avait planté en belle place, et tous les ans, S***** guettait l’automne pour admirer la magnifique coloration des feuilles. Plus tard, ayant quitté son mari et sa maison, elle avait espéré pouvoir avoir une maison à elle, avec un petit jardin, et y planter un liquidambar, et renouer ainsi, à travers le nouvel arbre, le dialogue interrompu avec sa grand-mère adorée.
Originaire
des forêts tempérées allant du Connecticut jusqu’au nord de la Floride
et en Louisiane,
le Liquidambar porte aussi le joli nom de copalme d’Amérique. C'est un bel
arbre élégant et majestueux au port pyramidal. Son feuillage cuivre, or ou
pourpre est une des merveilles de l'automne.
Un automne éblouissant
La
silhouette gracieuse du Liquidambar prend d’abord un port pyramidal avant de
s’arrondir. C'est un des plus beaux arbres d’ornement. Son feuillage élégant,
finement découpé est son atout maître, surtout quand il se pare en automne de
ses étonnantes nuances rouges qui vont de l’écarlate au pourpre foncé, en
passant par le cuivre. Les nuances varient sensiblement d’une année sur l’autre
et selon les sujets. Son écorce creusée et ses rameaux rougeâtres complètent
les attraits de cet arbre durant l'hiver.
Bel arbre d'ombrage
Pour
profiter au mieux de sa remarquable couleur automnale et de son port élégant,
il est conseillé de planter le Liquidambar en arbre isolé. Si vous avez la chance d'avoir une pièce d'eau dans votre jardin, plantez-le de façon à bénéficier de
ses reflets magiques. Installé en arrière plan d’une haie, il aura un effet
majestueux.Vous pouvez aussi l'associer avec d’autres arbres à joli feuillage
automnal qui acceptent les mêmes conditions de culture : érables, tulipiers de
Virginie, Parrotias, Oxydendrons ou Nyssas. Au pied, quelques plantes
tapissantes persistantes comme un lierre panaché ou des géraniums vivaces
apporteront une touche de lumière.
Un arbre qui pousse sans soin particulier
Le
Liquidambar ne pose pas de problème de culture dans un jardin d’amateur.]
Son chéri avait, dans un premier temps, me raconta t’elle, semblé s’intéresser aux liquidambars lors de leur passage à la pépinière. Il avait acheté quelques arbustes à fleurs, un arbre pour sa fille et des pensées. Elle-même avait flashé sur une magnifique orchidée de couleur pourpre, mais il ne l’avait pas jointe au panier.
De retour chez lui, elle avait planté les pensées, les dents serrées, dans les jardinières, et s’en était retournée dans son appartement.
Plus tard, dans la semaine, il était allée voir des arbres,
dans une autre pépinière et avait acheté un ginkgo biloba pyramidal. Le
liquidambar, renseignements pris, pouvait atteindre 15 m
Quand elle avait vu le ginkgo, chez lui, S***** n'avait pu s'empêcher de dire en voyant l'arbre rachitique , aux feuilles d'un vert jaunâtre:
"Ah! C'est ça?" 
Comment "ça" pourrait rivaliser avec "une des merveilles de l'automne"?
Quant à la taille du ginkgo, S***** est sceptique, il n' y a qu'à voir la photo ci-dessus: c'est un arbre gigantesque!
Ainsi, S***** n'aura ni son liquidambar, ni l'orchidée de belle couleur.
A moins que.........
03 octobre 2007
Shanghai, Pékin, Francfort, Blagnac : retour en QCM
Il rentre de Shanghai, via Pékin (il dit BEIJING, comme les gens qui s’y connaissent), et Francfort.
Il a passé là-bas 2 longues semaines, et j’ai hâte de le retrouver.
Hier soir, il m’a appelée de Pékin, il sera à Francfort dans la matinée du lendemain. Effectivement il a rappelé de Francfort pour confirmer son arrivée à l’aéroport (sauf retard) pour 14h55.
A 14h50, je suis assise face à l’escalier du Hall B, sur un des fauteuils des rangées situées juste perpendiculairement à la trajectoire qu’il devra prendre, je ne peux pas le manquer.
Il devrait arriver d’une minute à l’autre, d’une seconde à l’autre…. J’en tremble d’excitation… Il m’a appelée tous les jours, et même 2 fois par jour, profitant des pauses dans son emploi du temps et en jonglant avec le décalage horaire, mais quand même, le téléphone, ça ne remplace pas la chaleur de ses bras.
Il est 14h55 et je regarde des enfants anglais (je les comprends parce qu’ils se chamaillent en faisant grand bruit, et leur mère, dolente, ne fait rien pour les calmer) qui s’agitent et s’époumonent entre les rangées de fauteuils.
Alors je vous laisse le choix de la suite :
a)Il descend les escaliers, je me précipite à sa rencontre,
et d’émotion, je me casse la figure entre les jambes des enfants anglais….p*******d'enfants anglais, je les hais, je les hais, je les hais!
b) Il descend les escaliers, mais je ne le reconnais pas,
car il porte des lunettes de soleil, il a coupé ses cheveux, et il porte un
costume de businessman qui ne lui va pas, du reste.....ce qui lui va à lui, c'est la décontraction, des jeans, des polos, ou rien.......
c) Il descend les escaliers, je me précipite vers lui mais
je m’évanouis sous le coup de l’émotion....J'ai eu honte après coup, mais ça avait vraiment de la gueule, non? un évanouissement pur style Sarah Bernhardt au XXIème siècle, dans l'aéroport.........
d) Les enfants anglais m’ont tellement énervée que je me suis disputée avec leur mère, ça a créé un tapage pas possible dans l’aéroport, il m’a entendue et est venu à ma rencontre. Je me suis cachée entre ses bras, rouge de confusion......
e) Il n’est pas arrivé à l’avion de 14h55.....je me suis trompée d'heure?.......
f) Distraite par les enfants anglais et leurs cris, je ne l’ai pas vu descendre, et j’ai loupé son arrivée. C’est par téléphone que j’ai appris son arrivée..........




