08 juillet 2008
Parfois la douleur….
On dirait que quelqu’un m’enserre le torse d’un corset à l’ancienne, un de ces corsets à baleines qui se lace dans le dos, et la personne (la chose ?) tire sur les lacets, de telle sorte que ma respiration se fait de plus en plus difficile. J'ai les poumons écrasés, je sens que mon coeur s'affole, il devient terriblement douloureux, et dans le même temps un étau se ferme sur mon cou. Je manque d'air.
J’aspire l’air à petits coups, seul le haut des poumons reçoit l’air, et la douleur m’envahit, me serre le cœur.
Les larmes viennent, elles coulent, entraînant le trouble de ma vue, je ne suis plus capable de lire, d’écrire. Je m’abstrais à mon monde.
La douleur est insupportable, je lutte, j’ai l’habitude de la douleur physique, je l’ai souvent apprivoisée, mais la peine psychique comment la combattre ?
Avoir mal au cœur, mal à la tête, au dos, je connais, j’ai beaucoup pris de morphine dans un passé proche, je suis une habituée de la douleur, mais celle-ci me terrasse, bientôt par manque d’oxygène profond, j’ai comme des éblouissements mais la douleur ne se calme pas, j’ai hâte de dormir, de retrouver les anges du sommeil.
Difficilement, je m'endors, mais souvent je me réveille et je me remets à pleurer, je dis son nom , je le répète indéfiniment, comme une incantation, je pleure mon amour déçu, toutes mes larmes ne le feront pas revenir.
Quand on perd une personne qui nous est chère on peut faire le deuil, l’évoquer doucement, tendrement, avec les familiers, on fait revivre le mort, on évoque les souvenirs heureux, on se serre autour de nos souvenirs…
Mais là ? avec qui évoquer le disparu ? J’ennuie tous mes amis (ceux qui restent fidèles) avec mon chagrin, ils sont incapables de le faire revenir !
Tu ne m’aimes pas, tu as décidé de m’éjecter de ta vie, tu me condamnes à la douleur, cette douleur insupportable qui est devenue maintenant ma plus fidèle compagne, elle est là dès que je ne fais pas l’effort de sortir afin d’être entourée, parce que, au milieu de gens amis, je m’efforce de faire bonne figure, je vais jusqu’à rire, et même faire rire les autres.
Mais comment ne voient-ils pas que mon sourire tremble, que mon rire est un ricanement plutôt que la manifestation de la joie ? Oui, vous êtes-là, oui, vous me dites que je peux vous appeler, mais pourquoi faire ? Pour vous dire que je souffre, que je ne peux pas respirer, que je me noie dans le chagrin, que je m’enfonce dans le trou noir de la dépression.
A quoi bon…les gens qui souffrent ennuient le monde, j’en ai bien conscience.
Vous me trouvez embellie, amincie, oui ? le manque d’appétit sans doute ?
Si au moins je pouvais trouver un palliatif, une drogue, l’alcool, que sais-je.
La douleur est là, je pleure, j’arrête d’écrire.
A quoi bon ?
Un jour, je m’en sortirai.
Ou pas.
Commentaires
Mais oui, un jour tu t'en sortiras ; Evidemment que ce sera long, à la hauteur des sentiments qui vivaient mais OUI, tu t'en sortiras. ASSUREMENT !
Crois en mon expérience...
Bouhhh, que mon coeur se serre de lire tes mots...
Bisoux
Les gens qui souffrent ennuient le monde ? Peut-être, mais tu peux m'ennuyer autant que tu veux. J'aurais peut-être rien à dire, pas le moindre conseil à donner, mais je peux toujours écouter.
résurgences
presque de l'asthme pour vomir cette histoire ! si tu ne peux ni inspirer, ni chanter et que presque tu peines à respirer, essaie-toi à siffler ; cela ne fera pas partir les souvenirs mais ça permet de concentrer le souffle et les pensées, d'éviter les étourdissements. et vider les poumons, après on n'a plus qu'un réflexe, comme en chant : laisser l'air s'engouffrer.
Honey
je pense que l'on a tous connu cette sensation au moins une fois, que ce soit lors d'une séparation où lors de divers moments difficile ... La drogue que j'ai trouvé, écrire, parler, tant pis pour les autres, vider mon sac, suis allée voir une psy, qui m'a bcp aidée. Tu sais, quelque part, il vaut mieux qu'il t'ai dit la vérité sur ses sentiments non ?
courage ma grande
bises tout plein
oui Khey
tu as raison...
Je vous remercie tous pour vos messages d'encouragement, et oui! je m'en sortirai, parce que je suis une nana formidable! ;-)
honey
Oh que oui, tu l'es !!!
ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vues :-(
Honey
merci de ton passage chez moi,
"Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent comme ils sont."
Alors n'ai pas peur d'affronter la réalité, c'est là que tu puiseras le courage et la force de t'en sortir
Biz
lu aujourd'hui
je ne lis ton billet qu'aujourd'hui.
"La douleur contient en elle le germe de sa guérison", pour peu qu'on l'accepte; j'avais lu ça quelque part, et cette idée m'avait aidée dans un de ces moments dont on croit ne jamais pouvoir sortir.
Tu peux te dire aussi que celui qui ne veut pas de toi ne te mérite pas, mais cela ne console pas de la solitude.
Je ne sais pas...
Il y a des douleurs qui pèsent davantage.
Je lis ton message aujourd'hui seulement... j'espère que tes amis ont su trouver les mots qu'il te fallait...
Je sais que tu es une nana formidable !
Anny
Bin oui merci pour ton coucou… je n'etais pas venu depuis un moment, ton blog est tellement un espace de liberté que je m'y sens bien…
bin difficile de te dire qque chose:
en tout cas, il aprait que ce qui ne tue pas, rend plus fort…
xxxxxxx
prend soin de toi
chris
non
je ne vais pas mieux.
Et comme si c'était possible, je me sens encore plus mal.
arfffffff
rien ne me semble anormal Anny… il faut digérer…
du temps, du temps,…
bin je suis pas encore, inviter a boire le thé chez toi !
xxxxxx
chris
écriture
et si tu pensais un peu aux copains,
à nous parler des choses qui t'entourent,
à changer les couleurs de ton blog...
ça te changerait peut-être les idées ?
Demain je vais cueillir de la lavande pour ensacher l'été en automne.
Si ça te dit je peux patienter après l'heure du boulot....
bonjour
J'ai justement fait mon dernier billet sur cette douleur qui récure le corps et l'esprit et la manière de lutter contre - Pas facile, elle s'appelle la résilience - Peut-être que cela pourra t'aider -
bonne journée
que c'est triste, j'espère que ça va mieux aujourd'hui. ce sont des moments difficiles même si la vie reprend toujours le dessus
Mais si, un jour tu t'en sortiras, c'est sûr... Dur de lire ces lignes...
Moi c'est ma maladie qui m'en fait voir mais je suis bien entourée... comme quoi on ne peut pas tout avoir !
existe-t-il le féminin de phénix?
RêveDT, Lewis, Spica, Giovinetta, Kheyliana, Enn', Phenix, Chris, Laquotidienne, pouv, Anne:
Merci à vous qui êtes venus ici pour me soutenir.
Je me souviendrai de vous....
Aujourd'hui, telle le phénix renaissant de ses cendres, je revis, je me remets à écrire.
Les autres ont des têtes à claques, et je m'en souviendrai aussi.
Doña
Doña Quichottine, je ne t'ai pas citée dans le comm' précédent mais je ne t'oublierai pas non +...
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